Plusieurs hypothèses de construction sont possibles, chacune impliquant des effets de sens en terme d'identité et de communication.
L'acronyme signifiant
Il s'agit d'un sigle signifiant (ex. : S.O.C.R.A.T.E., le système de réservation de la SNCF : Systeme Offrant à la Clientele la Reservation d'Affaires et de Tourisme en Europe).
Plus complexe à former que le simple sigle, car le développé doit être naturel et explicite, l'acronyme est en fait un mixte de sigle et de nom signifiant.
L'expérience des appellations montre que le sigle simple (type HLM) peut comporter une dimension administrative et hermétique.
L'acronyme est une solution intermédiaire, qui permet de préciser dans le développé la spécificité et les possibilités de l'entité, mais dont la lecture d'ensemble constitue en elle-même un nom court, facilement mémorisable.
Cette double détermination lui donne une valeur ajoutée, permettant d'exprimer sa vocation et de préciser sa spécificité, tout en restant accessible pour le grand public.
Le néologisme
C'est un mot nouveau, inventé. Il peut être formé par association de radicaux ou d'unités signifiants (Elexence est un label EDF exprimant l'excellence des solutions électriques) ou par condensation (le mot-valise spomidable "condense" les mots sport et formidable).
Le néologisme permet de marquer fortement une volonté de changement et d'innovation dans l'identité créée.
Le nom signifiant
Il peut être descriptif (ex. : LINK pour une société de télécommunications) et correspond dans ce cas à la volonté de créer une identité dont l'avantage est clairement défini.
Ce nom peut être évocateur (ex. : ALLIANCE pour une fusion de sociétés), suffisamment "décalé" pour couvrir une entité multiple et offrir une réelle richesse de sens parallèles.
Un nom évocateur permet une bonne capitalisation en terme d'image.